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Une fresque collective dans la verrière de l’unité de la dépression
Publié le : 2 mars 2026 - Article mis à jour le 2 mars 2026

Chaque lundi après-midi, un mur blanc de la verrière s’est peu à peu transformé. Feuilles larges, tiges fines, oiseau posé sur une branche : une fresque a pris forme au sein de l’unité de la dépression du CH La Chartreuse. À l’initiative de Cassandre, infirmière, les patients hospitalisés ont été invités à peindre, observer, ajouter, prolonger. Un travail patient, côte à côte, qui laisse aujourd’hui une trace durable dans l’unité.

 

Un mur blanc, des crayons, puis la couleur…

Au départ, il y a un mur blanc dans la verrière. Un espace lumineux, bordé de plantes en pots issues d’ateliers de jardinage thérapeutique. L’unité ne dispose pas d’extérieur. Cette verrière occupe donc une place particulière dans le quotidien. Elle est traversée de lumière, de vert, de silence aussi.

Cassandre a d’abord tracé quelques lignes au crayon de papier. Des formes végétales, des troncs, des feuillages. Une base simple. De quoi entrer dans l’activité sans crainte. Elle rappelle aux patients qu’ils n’ont pas besoin de savoir dessiner, qu’il ne s’agit pas d’être dans la performance. La peinture a peu à peu recouvert le mur. Certaines teintes sont franches, d’autres plus diluées. On s’approche, on observe ce qui est déjà fait. On cherche où laisser sa trace.

 

 

Trouver sa place, peindre et dire

Peindre sur une fresque collective implique de regarder le travail déjà réalisé et de se demander où intervenir : ajouter une feuille, foncer une nuance, faire apparaître un papillon ? Chacun avance à son rythme. L’un s’attarde sur une fleur. L’autre élargit un feuillage. Un troisième prolonge une tige esquissée la semaine précédente. L’ensemble se construit par touches successives. La fresque permet aussi de s’approprier l’espace, de laisser une trace sur un mur vu chaque jour, d’y inscrire quelque chose de personnel dans un cadre partagé. Au cours des ateliers, la parole se libère. Les regards se posent sur la peinture, sur les détails. Les mains sont occupées. Les mots viennent alors plus simplement. Progressivement, la fresque a gagné en densité. Plantes, arbres, végétation et oiseaux composent désormais un paysage apaisant. Cette initiative relève de la médiation artistique. Elle ne constitue pas une prise en charge en art-thérapie, mais un support proposé par les équipes soignantes pour favoriser l’expression, la confiance et la dynamique de  groupe.

 

Au CH La Chartreuse, de nombreuses médiations sont mises en place au quotidien dans les unités d’hospitalisation : activités créatives, corporelles, culturelles ou de jardinage thérapeutique. Elles sont adaptées aux publics accueillis et intégrées au projet de soins. La fresque de la verrière s’inscrit dans cette dynamique : proposer des temps structurés, accessibles, qui soutiennent le parcours de soin et participent à la qualité de vie au sein des unités.